CAPN DH du 6 avril 2021 : Pas de gestes mais beaucoup de barrières pour les DH !

Publié le : 6 avril 2021
Profil :  DH

Cette première CAPN de l’année 2021 a été l’occasion pour les élus SMPS de faire une nouvelle fois le constat de la perte d’intérêt et sans doute de sens de cette instance, autrefois centrale.

A chaque instance, les ordres du jour s’appauvrissent ne permettant plus de traiter de l’ensemble des situations difficiles rencontrées par les collègues, lesquelles ne se cessent pourtant de s’accroître. Il est de plus en plus difficile, dans ce contexte, de suivre des trajectoires et ainsi d’accompagner au mieux des directeurs épuisés par une gestion de crise qui dure depuis plus d’un an maintenant.

Nos derniers communiqués ont exprimé tout à la fois la colère, les craintes et l’inquiétude. Autant de sentiments qui alourdissent un quotidien saturé de crise, de détresse des patients et des familles, de lassitude et d’exténuation de la part d’équipes hospitalières qui font front, emmenés par des directeurs toujours en première ligne.

Malgré cela, les élus SMPS s’attachent à continuer à faire de cette instance un lieu central pour la qualité du dialogue social et pour la défense de notre corps qui en a bien besoin.
Tandis que les débats parlementaires mettent une nouvelle fois en cause les directeurs, jugés seuls responsables des dérives de l’intérim médical, la liste des barrières auxquelles nous sommes confrontés ne cessent de s’allonger :

  • Un avancement à la hors classe entravé pour les directeurs de classe normale ;
  • Peu de solutions proposées face à la hausse croissante des collègues en difficulté ; la fiche de signalement commence certes à faire
  • Des lignes directrices de gestion qui, à peine adoptées, sont déjà sacrifiées sur l’autel de l’entre soi ;
  • Des ébauches d’engagements sur la formation des directeurs, notamment dans le cadre du COP, rapidement dissipées par l’absence de publication des critères d’éligibilité pour l’accès à la 1ère session du CIME…
Et l’inventaire est encore incomplet tant nos conditions d’exercice ne cessent de se dégrader!

Il est urgent de redonner des perspectives de carrière claires à un corps dont la baisse d’attractivité est aujourd’hui plus que connue et pour qui, de plus, les possibilités de détachement s’amenuisent !

Évidemment l’objectif du SMPS n’est pas d’encourager une fuite des collègues, mais de pouvoir élargir leurs perspectives. Le rôle et l’intérêt que peuvent avoir une mobilité dans une carrière sont aujourd’hui incontestables.

C’est pour cela que le SMPS a toujours plaidé pour la prise en compte de  détachements bien plus nombreux dans les critères pour l’accès à  la classe exceptionnelle et entend faire progresser ce sujet dans les prochains mois.

Les chantiers sont nombreux, les défis immenses et la feuille de route déjà tracée par le COP…Mais tout cela sera-t-il suffisant pour créer un « choc d’attractivité » au sein de notre corps ? Il est plus que permis d’en douter.

Dans l’attente d’un geste, le SMPS continuera à se mobiliser pour faire tomber les barrières actuelles qui pèsent sur les carrières de directeurs qui n’ont pas démérité et attendent plus que jamais que leur investissement soit reconnu à sa juste valeur.

  • Le point sur la séance :
– Un ordre du jour très raccourci, sans sujet pour les classe normale.
– Deux recours et de nombreux dossiers de mise en recherche d’affectation qui portent la focale vers de nombreuses situations difficiles tant sur le plan managérial que sur la gestion des rebonds de carrière. Des clarifications juridiques devront être faites sur le nouveau régime de l’évaluation d’ici à la nouvelle campagne.

Le SMPS rappelle son souhait que les outils d’accompagnement et de développement professionnel soient utilisés et souligne l’importance que ces thématiques doivent garder non seulement au cœur des actions du CNG mais aussi des tous les acteurs de l’Etat.

  • Point calendrier :
– Réunion relative au tableau d’avancement à la classe exceptionnelle le 14 avril ;
– Prochaine CAPN le 23 septembre ;
– Poursuite des réunions LDG pour structurer le cadrage juridique.