PPL RIST : Ne pas considérer les professions intermédiaires comme unique réponse à la pénurie médicale !

Publié le : 25 novembre 2020

Après deux premières communications sur la PPL rapportée par la députée Stéphanie Rist, le SMPS détaille aujourd’hui son analyse et ses propositions relatives à l’article 1 consacrée aux professions intermédiaires.

En effet, si la démographie médicale implique de trouver des solutions de court terme, il convient de redonner des possibilités d’évolution à l’ensemble des professions paramédicales à l’hôpital.

En ce sens, le projet de texte tel que rédigé, apparaît trop restrictif et sans doute bien trop prématuré, tant que la mission relative aux professions intermédiaires, qui devait être lancée à l’automne 2020, n’a pas rendu ses conclusions.

Il doit être entendu que ces nouveaux métiers ne sauraient être uniquement déployés pour répondre à un besoin temporaire et conjoncturel. Ils doivent encourager l’émergence de nouveaux métiers à l’hôpital et offrir de nouvelles perspectives de carrière aux paramédicaux.

Pour le SMPS, si les intentions sont louables, il convient de les amplifier en les complétant des propositions suivantes :

  1. Recensement et valorisation des dispositifs déjà existants (pratiques avancées, protocoles de coopération, pratiques thérapeutiques alternatives…) ;
  2. Définition de connaissances et compétences identifiées et considérées  comme des pré-requis pour accéder aux professions intermédiaires ;
  3. Reconnaissance des compétences acquises par un dispositif de VAE ;
  4. Définition d’une grille salariale adaptée qui reconnaisse la spécificité de ces nouvelles fonctions;
  5. Formation dédiée et pluridisciplinaire dans le but à la fois de permettre des évolutions de carrière, pérenniser le corps et prévenir les risques de déqualification.