Le SMPS demande des actes de l’État pour défendre et soutenir les hospitaliers

Publié le : 18 août 2021

Guadeloupe, Corbeil-Essonnes, La Réunion, Pau…  En dix jours, plusieurs Centres Hospitaliers ont été le théâtre de violences inadmissibles et intolérables : envahissements, menaces de mort, destruction des vaccins, et même une prise d’otage.

Les centres de vaccination, essentiellement tenus par les personnels hospitaliers, sont aussi des cibles de choix, avec de nombreuses dégradations.

Le SMPS condamne fermement toute violence.
Nous soutenons nos collègues pris pour cible et les encourageons à un dépôt de plainte systématique.

L’origine de ces violences est sensiblement identique : des citoyens contestent les règles de fonctionnement de nos établissements ou les règles définies démocratiquement pour lutter contre la crise sanitaire. Les actions menées témoignent d’une volonté de violence humaine et/ou matérielle pour lutter contre la vaccination.
Si la liberté d’expression et la liberté d’opinion sont des libertés fondamentales, elles ne doivent pas conduire à justifier des actes de violence ou de menaces.

Les collègues des établissements pris pour cible se sentent insultés par ces manifestants et sont souvent choqués.

Le SMPS leur témoigne sa solidarité dans cette adversité.
Bravo aux Directeurs, mais aussi à tous nos collègues Manageurs de tous les hôpitaux, qui, même s’ils sont pris pour cible, tiennent face à la violence et aux menaces.
Bravo à tous pour la défense des mesures sanitaires prises pour lutter contre la crise sanitaire.
Bravo à tous pour la pédagogie constante dont vous faites preuve pour promouvoir la science face à l’obscurantisme.

Mais les Manageurs hospitaliers, mobilisés depuis 18 mois contre la crise sanitaire, horlogers du fonctionnement du système de santé malgré des injonctions paradoxales depuis plusieurs décennies, sont usés.

Le SMPS demande des actes forts de la part de l’Etat pour soutenir les collègues, Directeurs et Manageurs.
Les dépôts de plainte devront être suivis d’effets.
Les forces de l’ordre doivent aider et protéger les personnels hospitaliers.
Le SMPS a pris contact depuis dix jours avec le cabinet du Ministre de la Santé pour faire preuve de la plus grande fermeté envers les fautifs, et du plus grand soutien envers les collègues.

Plus que des courriers de soutien, il faut des actes forts de l’État.
Jérôme Goeminne
Président du SMPS

Le SMPS porte la vision des directeurs et des cadres hospitaliers,
fidèle aux valeurs d’un service public de santé tourné vers l’avenir