CCN du 16 septembre 2021 : dernier round

Publié le : 16 septembre 2021
Profils : DH , D3S , DS

Le comité consultatif national a pour mission de permettre des analyses de fond et des études approfondies sur de sujets de pilotage statutaire des corps de direction.

L’ordre du jour proposé n’y déroge pas :

  • Bilan du protocole du 29 juillet 2011
  • Mise en perspective des conséquences de loi TFP sur les instances de dialogue social
  • Premières approches sur l’organisation des élections professionnelles de 2022.

Ces sujets d’importance méritent un débat serein et posé avec le CNG et la DGOS.

Mais l’Etat lui-même n’a-t-il pas obéré profondément le climat dans lequel nous aurions pu avoir de vrais échanges constructifs ?

Le SMPS publie quasiment chaque 48h un communiqué pour dénoncer des aspects de gestion statutaires dévoyés, des conditions d’exercice dévastées, des ruptures de dialogue, des rodomontades inutiles sur la gouvernance qui nous ont occupé pendant 1 an, une soutien face aux violences qui s’est fait attendre et que ne tient que par des mots…
En bref, peu de signes positifs malgré nos sollicitations permanentes.
Dans le contexte heurté, violent, dévasté, avec un moral des troupes hospitalières au plus bas dans des établissements entre perte d’activité, tensions autour de la vaccination, absentéisme et inconnues budgétaires.

Le climat de tension généré par le recours absolument nécessaire à l’obligation vaccinale n’est pas non plus calmé sur le plan réglementaire en l’absence de corpus réglementaire à disposition des établissements, qui auraient pour intérêt de faire cesser le fonds de commerce mortifère des avocats de trottoir dont les plaidoiries inondent nos courriers.

Et si on y regarde de plus près, l’ordre du jour lui-même porte en germe ces dysfonctionnements relationnels entre l’Etat et les corps de direction.

Comment ne pas s’étonner de se retrouver 10 ans après pour constater que des pans entiers du protocole de 2011 ne sont pas traités.
En particulier tous ceux relatifs à la santé au travail, aux conditions d’exercice, à l’Outre-Mer.
Dans le contexte apocalyptique que nos collègues vivent actuellement c’est un bien triste anniversaire pour ce protocole.
Evoquons aussi les impasses de la PFR tant sur le plan qualitatif que quantitatif, les limites du GRAF, en bref tout ce qui illustre une vision en permanence tronquée des progrès statutaires dont les corps de direction de la FPH bénéficient à l’ombre de l’Etat.
Le SMPS l’a souvent dit : il n’y a aucune légitimité à faire de la FPH le Tiers Etat des 2 autres.

Sur le processus de transformation des organes de dialogue social là aussi nous serons très vigilants sur le déploiement de ces éléments forts pour l’avenir.

Et nous restons déterminés à ce que ces instances redeviennent des espaces équilibrés et profitables aux corps gérés, à tous les directeurs pleinement engagés au quotidien, pour lequel ils attendant soutien et reconnaissance qui ne viennent pas.

Le SMPS porte la vision des directeurs et des cadres hospitaliers,
fidèle aux valeurs d’un service public de santé tourné vers l’avenir