Courrier au Premier Ministre et pétition : l’ANCIM, l’AFDS et le SMPS se mobilisent pour les cadres de santé

Publié le : 23 avril 2021
Profils : DS , CS

Nous, cadres, étudiants-cadres et cadres supérieurs de santé, refusons catégoriquement le sort qui nous est réservé dans la future « revalorisation des carrières ».

Soutenus par nos Directeurs de Soins et nos Directeurs d’Hôpitaux, nous n’acceptons pas d’être une nouvelle fois les oubliés d’une réforme hospitalière impactant notre rémunération. Une gifle supplémentaire à notre profession est inacceptable.

Quelle que soit notre filière d’origine et nos spécialisations, nous dénonçons le mépris avec lequel nous sommes traités. Agir de la sorte, c’est méconnaître les missions essentielles que nous assurons au cœur des établissements auprès des équipes, des patients et dans les instances.

Notre déception donne lieu à la colère : colère de devoir se battre encore pour obtenir une rémunération juste et valorisante.

Pourtant, de nombreux articles de presse, travaux de recherche, rapports ou missions parlementaires témoignent, depuis de nombreuses années, du caractère essentiel des manageurs qu’ils soient de proximité ou supérieurs.

Si l’institution hospitalière a pu tenir face à la crise sanitaire, c’est parce que les cadres de santé ont su fédérer, rassurer, fidéliser les agents. A chaque instant et dans l’urgence, les cadres ont su innover, créer, accompagner, transformer, expliquer. Ceci a été possible grâce à la proximité des cadres de santé avec les équipes (para)médicales, les patients, les résidents et leurs familles, les services supports et les équipes stratégiques.

Dans le contexte actuel, qui pourrait encore accepter de réaliser des semaines de plus de 60 heures, d’être en responsabilité directe d’équipes chaque fois plus nombreuses, d’être les « couteaux suisses » d’institutions fragilisées où les organisations sont chaque fois questionnées, revues, remaniées ?

Qui souhaitera exercer une profession avec plus d’heures, plus de responsabilité, plus de charge mentale, plus de contraintes pour 40€ de plus par mois ?

Nous espérons des actes forts et clairs pour que notre Premier Ministre n’ait pas besoin de promettre à une collègue cadre « qu’il va se rattraper » lors de la visite d’un établissement hospitalier.

Nous voulons que notre exercice professionnel antérieur et nos spécialisations soient reconnus comme des richesses de l’hôpital public et de son management.

Nous souhaitons que notre profession puisse redevenir attractive et épanouissante.

Nous demandons simplement l’accès à une rémunération juste et valorisante !

Vous pouvez signer la pétition ici

Retrouvez le courrier envoyé au Premier ministre en cliquant ici