Le SMPS mobilisé pour les Directeurs des Soins, les Cadres de santé, les Cadres socio-éducatifs et les Manageurs médicaux

Publié le : 9 novembre 2021
Profil : CS

Le SMPS, ferme mais responsable pour la reconnaissance des Directeurs des Soins 
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Les négociations au sein des groupes de travail du Ségur de la Santé pour revaloriser les Directeurs des Soins sont terminées, pourtant les résultats sont éloignés des objectifs initiaux portés par le SMPS tant sur le plan indiciaire qu’indemnitaire. Dans la continuité de nos revendications, le SMPS a demandé à rencontrer le cabinet du Ministre de la santé pour faire valoir une ultime fois, la valeur ajoutée des Directeurs des Soins dans les organisations hospitalières et par conséquent la nécessité d’un niveau de reconnaissance à cette hauteur.

Même si l’alignement avec les Directeurs d’Hôpital en position d’adjoint est impossible à court terme selon le Ministère, nous nous battrons jusqu’au bout pour les ultimes avancées qui nous semblent encore possibles dans cette séquence pour nos collègues Directeurs des Soins (accès à la HEB, régime indemnitaire, modalités d’avancement, emplois fonctionnels…).

Le SMPS regrette que l’union syndicale n’ait pas eu lieu dès le démarrage des négociations, comme il l’avait demandé dès novembre 2020. Toutefois, au contraire de ceux qui agitent depuis quelques jours les collègues en régions, nous n’appelons pas à la grève des Directeurs des Soins. Nous devons faire preuve d’un niveau de responsabilité équivalent à la reconnaissance que nous demandons.

En pleine crise COVID, au démarrage des épidémies hivernales, avec des hôpitaux exsangues, et à quelques mois des élections nationales, le SMPS appelle à la responsabilité et à la neutralité. Nous serons d’autant plus forts pour exprimer notre colère et nos revendications au travers de positions fermes mais responsables et constructives. Le SMPS porte cette voix moderne du syndicalisme.

Enfin, le SMPS défendra ses positions au bénéfice des Directeurs des Soins et poursuivra l’atteinte des objectifs de son programme statutaire pour ce corps de direction.

Le SMPS souligne la revalorisation des primes managériales dans les hôpitaux, mais demande à aller plus loin 

Des textes réglementaires ont été publiés pour revaloriser, dès le 1er novembre 2021 les primes pour les missions d’encadrement des cadres de la Fonction Publique Hospitalière et les indemnités des responsables médicaux :

– Pour les Présidents de CMG et Présidents de CME, l’indemnité est fixée à 600€/mois.
– Pour les Chefs de Pôle, l’indemnité est doublée. La part fixe est ainsi portée à 400€/mois.
– Pour les Chefs de service, l’indemnité fixée à 200€/mois.

Ces indemnités peuvent être cumulées dans une limite de 1000€/mois.

Concernant les Cadres de Santé et Cadres Supérieurs de Santé, c’est une revalorisation d’une 50aine €/mois de la prime d’encadrement, passant à 146€/mois pour les premiers, et à 218€/mois pour les seconds.

Les Cadres socio-éducatifs voient leur prime d’encadrement augmenter à 99€/mois.

Les sages-femmes coordinatrices du second grade ont leur prime augmentée à 198€/mois. Celles du second grade à 119€/mois.

Le SMPS appuie ces avancées qui s’inscrivent pleinement dans son Programme d’évolution statutaire communiqué en avril 2021 aux Ministères. Il était urgent de reconnaître et valoriser les fonctions managériales à hauteur des responsabilités exercées.

Toutefois, le SMPS demande à aller plus loin notamment dans le cadre des groupes de travail à venir sur la refonte du régime indemnitaire des cadres de la Fonction Publique Hospitalière :

– Les Manageurs socio-éducatifs, médico-sociaux et sanitaires doivent disposer d’un montant de primes équivalents pour des responsabilités identiques. Le SMPS s’oppose au décalage entre les primes d’encadrement pour les cadres socio-éducatifs comparativement aux cadres de santé.

– Les Manageurs de Pôle, qu’ils soient médicaux ou paramédicaux, doivent disposer de primes ou indemnités identiques. Il en va de même au niveau des services. Il faut donc avoir une vision globale du futur dispositif pour apprécier cette égalité de traitement.

– Il est nécessaire de disposer de davantage de souplesse. Une part variable devrait être mise en place pour toute la chaîne des responsables socio-éducatifs, médicaux et paramédicaux. Egalement, des marges de manœuvre doivent être données pour valoriser les Vice-Présidents de CME/CMG, ou les Chefs de pôle adjoints pour les plus grosses structures.

– Au total, le régime indemnitaire des Manageurs socio-éducatifs, médicaux et paramédicaux doit être égal aux Manageurs de mêmes niveaux des autres fonctions publiques.