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Introduction 25 février 2026

Présentation du métier

La fonction de directeur des soins est un pilier essentiel de la performance et de la qualité des établissements hospitaliers publics. Il est garant de la qualité et de la sécurité des soins dispensés aux patients. Au cœur de l’organisation des parcours de santé et garant de l’offre de soins, le directeur des soins joue un rôle stratégique et managérial indispensable, assumant des responsabilités élargies et complexes, tout en gérant les équipes paramédicales et en optimisant les ressources.

Pour mémoire, l’accès au corps des directeurs des soins s’effectue actuellement par :

  • concours externe : ouvert aux candidats titulaires du certificat cadre de santé ayant exercé l’une des professions infirmière, de rééducation ou médico-technique pendant au moins 10 ans, dont 5 ans comme cadre ;
  • concours interne : ouvert aux membres du corps des cadres de santé de la FPH justifiant de 5 ans de services effectifs dans ce corps, mais aussi aux candidats répondant aux conditions fixées par l’article L. 352-3 du CGFP justifiant de 5 ans de services publics ainsi qu’aux ressortissants des États membres de l’UE ou États parties à l’accord sur l’espace économique européen.

Il n’existe pas actuellement d’accès au corps par la voie du tour extérieur bien que cette piste soit régulièrement interrogée.

Quatre textes régissent le statut et le déroulement de carrière des directeurs des soins :

  • le décret n° 2002-550 du 19 avril 2002 modifié portant statut particulier du corps des directeurs des soins de la fonction publique hospitalièrè ;
  • le décret n° 2014-9 du 7 janvier 2014 modifié relatif au classement indiciaire applicable au corps de directeur des soins de la fonction publique hospitalière et aux emplois fonctionnels de directeur des soins de certains établissements mentionnés à l’article 2 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;
  • l’arrêté interministérieĺ du 7 janvier 2014 modifié relatif à l’ééchelonnement indiciaire du corps de directeur des soins de la fonction publique hospitalièrère et à l’échelonnement indiciaire des emplois fonctionnels de directeur des soins de certains éétablissements mentionnés à l’article 2 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;
  • le décret n° 2022-463 du 31 mars 2022 modifiant le déroulement de carrière du corps de directeur des soins de la fonction publique hospitalière.

Le SMPS se distingue parmi les organisations syndicales représentatives des directeurs. Celles-ci défendent régulièrement la fusion des trois corps de direction de la FPH. Au contraire, le SMPS défend une vision performante du service public hospitalier qui doit s’appuyer sur les trois corps de direction de la FPH, dont les directeurs des soins. Dans ce cadre, le SMPS promeut une stricte égalité indiciaire et indemnitaire entre les directeurs exerçant des fonctions de directeurs adjoints quel que soit leur corps, DH, D3S ou DS.

Fort de cette ligne de valorisation des DS contre les vents prônant la fusion des corps de direction, seul le SMPS a soutenu et validé la réforme de 2022 visant les directeurs des soins. Celle-ci a permis, dans le cadre du Ségur, la revalorisation des grilles indemnitaires et indiciaires ainsi que la création d’un grade à accès fonctionnel (GRAF).

Cependant, ces avancées historiques n’ont qu’une valeur de rattrapage et sont inabouties : elles s’accolent au statut des directeurs d’hôpital sans pour autant s’aligner.

Nous devons aujourd’hui encore poursuivre ce travail de revalorisation notamment pour les DS sur emploi fonctionnel mais aussi les DS exerçant des missions d’intérim de direction, sans laisser de côté les questions relatives à l’attractivité du métier, à la chute du nombre de directeurs des soins et aux conditions d’accès au corps.

Démographie

Si les syndicats et associations professionnelles alertent depuis plusieurs années sur la démographie alarmante des directeurs des soins, cette réalité ne cesse de s’accentuer du fait de la baisse du nombre de candidats au concours, faute d’attractivité du métier et de reconnaissance bien que le nombre de places ouvertes ait, lui, augmenté.

Cette situation a des répercussions sur la composition des équipes de direction qui intègrent toujours plus de contractuels 21 % (seuls 69 % des postes sont occupés par des DS titulaires) et de cadres supérieurs de santé faisant fonction de directeur des soins à hauteur de 18,7 % (source CNG, 2024), ce qui interroge en termes de responsabilité et de légitimité au regard des professionnels statutaires. Malgré ces dispositions, 10 % des postes de directeur des soins restent actuellement vacants.

Cette dérive laisserait, par ailleurs, entendre qu’il n’y a pas de différence salariale entre cadre supérieur de santé et directeur des soins. Dès lors, à quoi bon passer les concours si l’on peut bénéficier des avantages sans avoir à subir les inconvénients (concours, formation, éloignement familial, perte de primes, mobilité…).

Aussi, selon la dernière cartographie des directeurs des soins établie par le CNG, le corps compterait 594 titulaires au 1er janvier 2024, contre 860 en 2012, conséquence d’une balance des entrées/sorties négatives depuis plusieurs années consécutives. Une situation qui s’illustre encore en 2025 puisque, au 1er janvier, 123 directeurs des soins ont atteint l’âge légal de la retraite contre 50 nouvelles affectations à la même date.

Contexte général d’exercice

Les champs d’exercice des directeurs des soins, sont nombreux avec deux grandes familles de fonctions qui se détachent des autres :

  • la gestion en établissement de santé ;
  • la pédagogie en institut de formation.

Si ces fonctions sont majoritaires, il existe deux autres fonctions pouvant être pourvues par détachement sous réserve d’avoir atteint le grade de la hors classe :

  • conseiller technique et conseiller pédagogique au sein des ministères ;
  • conseiller technique et conseiller pédagogique au sein des agences régionales de santé.

Ces fonctions restent néanmoins à la marge et représentaient 22 directeurs des soins au niveau national, soit 5 % des emplois en 2024.

De plus, nous observons un élargissement des missions au niveau des structures (établissements et instituts) mais aussi des territoires. Ainsi, nombre de directeurs des soins se voient attribuer des directions fonctionnelles ou des directions déléguées de pôle, mais aussi des fonctions transversales au niveau des directions communes, des GHT ou encore des groupements de coopération sanitaire (GCS).

Ces constats nous amènent aux questionnements suivants :

  • Dans la configuration actuelle, la distinction qui s’opère entre coordonnateur général des soins et directeur de soins a-t-elle encore du sens ?
  • Quel est l’impact de l’universitarisation des formations en santé sur la gouvernance et le pilotage des directeurs des soins en institut de formation ?
  • Quel est l’impact de la territorialisation sur l’avenir des directeurs des soins en gestion ?
  • Faut-il ouvrir le concours de directeur des soins aux non-cadres ?
  • La mise en place d’un tour extérieur DS est-il souhaitable ?