Premier prix
L’institut Paoli-Calmettes et son plan Égalité professionnelle
L’institut Paoli-Calmettes (IPC) de Marseille, centre de lutte contre le cancer (CLCC) affilié au groupe Unicancer, assure des missions de prévention, dépistage, recherche, enseignement, formation et soins pour l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
L’IPC est engagé depuis plusieurs années dans la création d’un climat de travail serein, motivant et équitable pour l’ensemble de ses personnels. Son plan Égalité professionnelle s’articule autour de quatre axes :
- établir des modalités de gouvernance, de management et de communication du dispositif Égalité professionnelle ;
- garantir l’égal accès des femmes et des hommes aux postes, missions, emplois, parcours et formations ;
- rechercher une meilleure articulation entre activité professionnelle et vie personnelle ;
- prévenir et traiter les discriminations, les actes de violence, le harcèlement moral ou sexuel ainsi que les agissements sexistes.
De ces orientations découlent des objectifs menant à des actions concrètes, dont :
- la désignation de référents Égalité professionnelle en binômes ;
- le suivi, l’évaluation et le traitement des écarts de rémunérations entre les femmes et les hommes ;
- l’égal accès des femmes et des hommes aux postes à responsabilités ;
- l’organisation d’un dispositif de signalement des violences sexuelles et sexistes (VSS), de harcèlement et de discriminations ;
- la structuration d’un collège de professionnels pour l‘analyse et le traitement des signalements (cellule VSS) ;
- le développement et le soutien à la parentalité.
Ce premier prix vient récompenser l’ambition de l’IPC en faveur d’une plus grande égalité professionnelle et sa volonté de devancer la réglementation en la matière. Il vient également confirmer la qualité des actions et l’engagement de l’IPC pour l’égalité professionnelle, récompensé du 3e prix en 2023* pour la création d’un modèle de bilan social genré.
* En tant que directrice générale adjointe de l’IPC et membre du jury en 2023, Caroline Chassin s’était déportée lors de l’analyse de ce dossier.



Deuxième prix
Le CHRU de Nancy et son groupe Égalité-diversité
Le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy a mis en place une stratégie en faveur de l’égalité professionnelle s’appuyant sur un groupe Égalité-diversité disposant d’un réseau d’ambassadeurs déployés au sein de chaque établissement du GHT des Hôpitaux Sud Lorraine. Il participe ainsi à un partage d’expérience autour de pratiques harmonisées et à un égal accès des agents aux actions en faveur de l’égalité professionnelle portées sur le territoire.
Le groupe Égalité-diversité oriente depuis 2022 son action dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes (VSS) et envisage d’étendre d’ici à 2025 son action aux discriminations fondées sur l’origine, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, en capitalisant sur l’expertise et les outils développés au fil des années.
En termes d’actions concrètes, le groupe a conduit en 2024 les mesures suivantes :
-
- la diffusion d’une campagne de sensibilisation à destination des professionnels pour informer sur les VSS et donner de la visibilité au dispositif de signalement. Celle-ci s’oriente sur trois objectifs clairs : faire réagir-faire parler-prévenir ;
- le retrait d’une fresque carabine ;
- la sensibilisation à la lutte contre les VSS lors de la journée d’accueil des nouveaux arrivants et des internes ;
- des actions de formation à destination du groupe Égalité-diversité et l’ingénierie d’une nouvelle action de formation pour le réseau des ambassadeurs.




Troisième prix
Le centre hospitalier de Brignoles et la santé des femmes
Faisant le constat de la surreprésentation des femmes dans l’établissement ainsi que de la pénibilité du travail hospitalier, le centre hospitalier de Brignoles a orienté son action vers la meilleure prise en compte et l’amélioration de la santé des femmes en milieu professionnel.
Dans le cadre de la politique de QVCT de l’établissement, les objectifs fixés comprennent notamment:
- l’accompagnement et la prévention en matière de santé au travail des professionnelles, avec une adaptation spécifique selon les vulnérabilités ;
- la facilitation de l’accès aux soins (réduction des retards de diagnostic et de prise en charge) ;
- la sensibilisation et l’information des professionnels.
- Cette orientation s’est ainsi concrétisée au travers de plusieurs actions dont:
- des consultations Gynécobus à l’attention des professionnelles de santé du territoire dans le cadre d’Octobre rose et des consultations de gynécologie de prévention dans l’établissement (santé périnéale, gynécologique, mentale, dépistage des violences…) ;
- des ateliers « La santé au féminin » pendant la Semaine du bien-être ;
- des interventions ciblées dans les services « à risque port de charge ».

Prix Coup de cœur
Le jury a tenu à accorder un prix « Coup de cœur » à deux établissements dont les projets ont été particulièrement remarqués : le CH d’Antibes et le CH de la Rochelle.
Le centre hospitalier d’Antibes et son plan pour les droits des femmes
Le CH d’Antibes a orienté ses actions pour l’égalité professionnelle au travers d’évènements visant à mettre à l’honneur la lutte pour les droits des femmes, notamment par les arts, pendant une semaine dédiée. En mettant à l’honneur les femmes inspirantes, l’histoire de la lutte pour les droits des femmes en santé ainsi que leur implication dans les champs militant et artistique, le CH d’Antibes a souhaité affirmer son engagement en la matière.
Fin 2023, l’établissement a également ouvert une unité médico-judiciaire de proximité (UMJP) pour proposer aux victimes de violences une prise en charge spécialisée sur place, et ainsi mieux les accompagner, dans le respect de leurs droits et la reconnaissance de leur préjudice.


Le centre hospitalier de La Rochelle et son plan de lutte contre les violences intrafamiliales
Le CH de La Rochelle a choisi d’axer un pan de sa stratégie Égalité professionnelle sur la lutte contre les violences intrafamiliales vécues par les étudiantes (98 % de la formation) et étudiants en soins infirmiers.
Cette politique interne passe par :
- le repérage des situations de violences intrafamiliales ;
- la meilleure compréhension des situations et des types de violences ainsi que leurs impacts sur les victimes. Ce qui passe notamment par une connaissance des mécanismes spécifiques de ces violences et des signes ou comportements propres aux victimes. L’impact sur les victimes est également considéré de façon globale, incluant les professionnels et les enfants ;
- la prise en charge et l’orientation des victimes, par de la formation aux bases juridiques relatives à la protection des personnes et aux infractions en matière de violences sexuelles. De cette volonté d’agir découlent des bonnes pratiques professionnelles pour l’accompagnement des victimes, que ce soit en matière de coopération entre services publics (caisse d’allocations familiales, gendarmerie, hôpital) et d’orientation vers des structures adaptées. La lutte contre les nouvelles formes de violences telles que la cyberviolence est intégrée au programme.




