Aujourd’hui s’est tenue une réunion avec des représentants de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) consacrée à plusieurs sujets d’actualité relatifs aux secteurs des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.
Nous tenons à remercier nos interlocuteurs de la direction de l’autonomie et du service des politiques sociales et médico-sociales pour leur écoute et la qualité des échanges.
La DGCS a rappelé les grands défis auxquels les D3S seront confrontés dans les années à venir : la transition démographique et les nouvelles modalités d’accompagnement qu’elle impose, le développement de l’autodétermination des personnes en situation de handicap et, sans surprise, la contrainte budgétaire qui pèse durablement sur notre secteur.
Les représentants de la DGCS ont également insisté sur la nécessité de dépasser la juxtaposition des dispositifs d’accompagnement, qui nuit à la cohérence d’ensemble, de renforcer la territorialisation des politiques sociales et médico-sociales et de poursuivre l’articulation avec le secteur sanitaire. La recherche d’efficience a été évoquée à plusieurs reprises : prévention de la sinistralité professionnelle, mutualisations dans le cadre des futurs GTSMS, accompagnement des établissements les plus fragilisés, autant d’objectifs qui nécessiteront un engagement accru des D3S.
Si nous partageons largement ce diagnostic, une chose est claire : il est hors de question que les D3S continuent à porter la transformation de l’offre sans revalorisation substantielle de leur statut et de leur rémunération. Il faut cesser d’exiger toujours davantage d’un corps qui souffre déjà d’un déficit d’attractivité majeur.
Même si la DGCS ne dispose pas de la compétence statutaire sur le corps des D3S, celle-ci relevant du bureau RH4 de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), le SMPS a tenu à faire passer plusieurs messages forts.
Premier message : nous avons besoin du corps des D3S
Au regard des défis qui s’annoncent, il est indispensable de disposer d’un statut attractif permettant de recruter, fidéliser et valoriser durablement les D3S. La DGCS a exprimé, au cours de cette réunion, tout l’intérêt qu’elle porte à l’expertise et à l’engagement des D3S dans les réformes à venir.
Nous le réaffirmons : la transformation de l’offre doit se construire avec les D3S. Cela suppose un dialogue régulier et fondé sur des indicateurs partagés.
Deuxième message : les D3S sont prêts à prendre toute leur part dans la transformation
La position du SMPS est sans ambiguïté : la DGCS comme la DGOS peuvent compter sur les D3S pour être à la fois force de proposition et acteurs de premier plan des transformations du secteur social et médico-social.
Dans ce contexte, comment accepter qu’un corps qui compte à peine 1 390 professionnels selon les chiffres du CNG, et dont les responsabilités territoriales ne cessent de s’étendre, demeure à ce point absent des priorités de nos administrations centrales ?
On ne peut exiger davantage d’un corps dont les effectifs diminuent chaque année, tout en lui demandant de conduire des réformes toujours plus ambitieuses sans davantage de reconnaissance.
Troisième message : l’alignement des D3S sur les directeurs d’hôpital doit désormais devenir une réalité
Le SMPS revendique clairement l’alignement des D3S sur les directeurs d’hôpital et, par truchement, sur les administrateurs de l’État.
N’ayons aucun tabou sur cette question. Les D3S sont aujourd’hui des hauts-fonctionnaires. Leur rôle ne se résume plus à la gestion quotidienne de leur établissement et à l’animation du conseil de la vie sociale ! Ils conduisent des transformations complexes de l’offre, pilotent des ressources humaines et financières considérables, structurent les coopérations territoriales, répondent à des appels à projets et assument, bien souvent seuls, la responsabilité de plans de retour à l’équilibre.
Les responsabilités exercées, leurs compétences et les enjeux à venir justifient pleinement une reconnaissance statutaire et indemnitaire.
Parce qu’il n’y aura pas de transformation réussie de l’offre sociale et médico-sociale sans les D3S, le SMPS continuera de porter leur voix.
