Contexte
La durée de la formation d’adaptation à l’emploi des ingénieurs hospitaliers dispensée au cours du stage préalable à leur titularisation et prévue à l’article 6 des décrets n° 2024-51 et n° 2024-52 du 30 janvier 2024 susvisés est fixée à six semaines non consécutives réparties sur une durée de neuf mois. Cette formation se déploie sur 6 modules :
- Approche de l’hôpital et de son environnement
- Position de l’ingénieur dans les enjeux internes de l’hôpital
- Gestion de l’achat public, utilisation des ressources et connaissance des processus
- Gestion des ressources humaines
- Analyse financière et contrôle de gestion
- Gestion des situations de crises et conduite de projets hospitaliers
Constat
La formation d’adaptation à l’emploi est obligatoire lors du recrutement par concours ou examen professionnel. Mais il n’y a pas de formation lors d’une mobilité provenant d’un des deux autres versants de la fonction publique.
Il n’y en a pas non plus lors de la prise de fonctions managériales, de gestion ou direction d’un service, ni lors de la nomination sur un emploi fonctionnel d’ingénieur général.
Rappelons que l’enquête démographique des corps de direction de la FPH réalisée par la DGOS en 2016, indiquait que sur une base de 5 000 ingénieurs hospitaliers 45 % des établissements répondants avaient au moins un ingénieur en position de directeur adjoint.
Nos propositions
Il est nécessaire de mettre en cohérence cette formation avec les nouveaux décrets et lors de la prise de fonctions de management.
Le SMPS demande que les ingénieurs suivent un cycle de formation organisé par l’EHESP en lien avec les autres filières de formation (corps A et A +), notamment dans le cadre de prise d’une fonction de management ainsi qu’après une nomination sur un emploi fonctionnel d’ingénieur général.
Des épreuves scientifiques inadaptées imposées
aux concours ou examens d’ingénieurs hospitaliers
Contexte
L’arrêté du 19 juin 2024 fixe la nature des épreuves, les règles de composition des jurys et les modalités d’organisation des concours et examens pour accéder au corps des ingénieurs hospitaliers et au corps des ingénieurs en chef hospitaliers.
Pour les ingénieurs hospitaliers, une épreuve de mathématiques appliquées et de physique existe pour le concours interne (article 8) et le troisième concours (article 10).
Constat
Ces matières sont incohérentes et inadaptées aux spécialités des ingénieurs hospitaliers qui sont listées par l’article 2 du décret n° 2024-52 du 30 janvier 2024 portant statut particulier du corps des ingénieurs hospitaliers :
« Les ingénieurs hospitaliers exercent des fonctions de conception et d›encadrement, selon leur spécialité, dans les domaines relatifs :
1° À l’ingénierie ;
2° À la gestion technique et à l’architecture ;
3° Aux infrastructures et aux réseaux ;
4° À la prévention et à la gestion des risques ;
5° À l’informatique, aux systèmes d’information et à la gestion des données ;
6° Au champ biomédical ;
7° À la recherche clinique ;
8° À toute autre activité à caractère technique et scientifique.
Ils peuvent se voir confier des missions d’expertise, d’études ou de conduite de projets dans leurs domaines de spécialité.
Ils sont chargés de la gestion d’un service technique ou d’une partie d’un tel service.
Les ingénieurs hospitaliers peuvent en outre, sous réserve des nécessités de service, participer à des enseignements de formation continue, des actions de recherche ou des missions pour le compte d’autres établissements relevant de l’article L. 5 du Code général de la fonction publique, dans le cadre de conventions passées entre établissements. »
Nos propositions
Les épreuves scientifiques exigées pour le concours d’entrée dans le corps étant incohérentes et inadaptées aux spécialités des ingénieurs hospitaliers, le SMPS demande le retrait des mentions à ces deux matières.

