Contexte
Pour dimensionner un vivier de professionnels suffisant et mettre un terme aux postes vacants, plusieurs objectifs très concrets de formation pour 2027 doivent être poursuivis :
- + 20 % du nombre d’étudiants en médecine en 2027 par rapport à 2022 et une définition collégiale d’objectifs de répartition par spécialité, sur le plan national. Le SMPS réaffirme à cette occasion son soutien à la régulation de la répartition territoriale des professionnels de santé pour prioriser l’installation sur les territoires qui en ont le plus besoin ;
- + 25 % de places en première année d’IFSI en 2027 par rapport à 2019 ;
- + 25 % de places en première année d’IFAS en 2027 par rapport à 2019 ;
- + 10 % pour les places de formation d’infirmiers spécialisés.
Au-delà des augmentations de places, l’enjeu est de paramédicaliser les soins, notamment pour toutes les maladies chroniques : c’est cette reconnaissance qui permettra d’attirer et de transformer les prises en charge de manière moins coûteuse et pertinente.
Par ailleurs, le SMPS s’inquiète des projets de réduction de places de formation qui naissent sur certaines régions pour des raisons uniquement budgétaires. La formation paramédicale ne peut pas être la marge d’ajustement des difficultés budgétaires des conseils régionaux. Le SMPS demande un moratoire sur toute baisse du nombre de places dans les institutions de formation paramédicale, au regard des investissements déjà engagés par les établissements.
Le vieillissement de la population exige un redimensionnement de l’offre : la France comptera plus de 20 millions de personnes de plus de 60 ans en 2030, soit demain. L’objectif fixé par la FHF de la création de + 100 000 postes pour augmenter la présence des professionnels auprès des personnes âgées est soutenu par le SMPS.
Parallèlement, une prise en charge digne passe par une amélioration des compétences. La présence d’une infirmière de nuit permet ainsi d’éviter certaines hospitalisations. La reprise des formations d’assistants en soins gérontologiques (ASG) permet aussi une approche globale du sujet âgé pour les différents professionnels intervenant dans leur accompagnement.
Nos propositions
- La poursuite de l’augmentation des places dans les facultés de santé et dans les instituts de formation paramédicale sans considération budgétaire de court terme dans la discussion avec les conseils régionaux.
- Le soutien de l’État à une politique ambitieuse d’universitarisation des territoires pour dépasser le stade des expérimentations, allant au-delà du débat sur le nombre de CHU en France.
- Le soutien à la politique de promotion professionnelle interne au sein des établissements de santé par des crédits fléchés.
- L’augmentation des effectifs dans les établissements d’hébergements pour personnes âgées dépendantes, considérant le vieillissement de la population.

