Contexte
L’importance des fonctions supports dans les établissements de la FPH n’est plus à démontrer. De même, les besoins informatiques sont considérables (développement du « zéro papier », déploiement de nombreux logiciels, robotique, protection des données et lutte contre les cyberattaques, virage de l’IA).
Contrairement à certaines idées reçues, la part des administratifs, sensiblement moins importante dans le secteur public que dans le secteur privé, a été réduite ces dernières années : selon les données de la Drees, la filière administrative représentait 13 % de 310 000 salariés du secteur hospitalier privé contre 10 % du 1,08 million de salariés du secteur hospitalier public.
Or, moins clairement identifiés comme recruteurs, les établissements ont encore des difficultés à être attractifs auprès de ces compétences indispensables comme le voient tous les jours les directeurs techniques, ingénieurs hospitaliers, cadres techniques et attachés d’administration hospitalière de nos établissements.
Sur les fonctions d’expertise et d’encadrement des métiers administratifs, logistiques, techniques et informatiques, le secteur hospitalier souffre d’un manque de visibilité et de la concurrence avec le secteur privé. En ce sens, il paraît essentiel de proposer des rémunérations plus en prise avec la réalité du marché du travail dans certaines filières de métiers concurrentielles et pour les attachés d’administration hospitalière.
Au sein des GHT, des recrutements ou des mutualisations de compétences rares doivent être favorisés.
En outre, dans le contexte d’importants efforts demandés pour contenir la masse salariale qui les ont conduits à prioriser les services de soins, les établissements n’ont pas été encouragés à investir dans ces nouvelles compétences. À l’heure où la transition écologique demande de décarboner les activités hospitalières, sur la filière logistique (blanchisserie, stérilisation, gestion des déchets, restauration, transports
) ou sur la filière technique (énergies, espaces verts, marchés de travaux
), un changement de paradigme est nécessaire.
Nos propositions
- Des enveloppes de soutien à tous les dispositifs logistiques, informatiques visant à développer les fonctions supports aux soins pour faciliter la vie des soignants. Le soutien financier à la mise en place d’outils d’intelligence artificielle au service du quotidien des professionnels soignants, administratifs et techniques doit également être encouragé pour redonner du temps aux professionnels, en particulier aux manageurs de santé.
- La valorisation des métiers et compétences administratives et techniques (AAH, ACH, TH, TSH) dans la suite de la revalorisation des ingénieurs hospitaliers de 2024 et DH en 2025.
- Favoriser l’émergence de grades à accès fonctionnels ou au troisième grade en réduisant les conditions d’accès cumulatives trop restrictives (suppression des seuils budgétaires, suppressions des taux limitant l’accès à ces grades…).
- Le SMPS demande aussi la défonctionnalisation de certains grades, en clair la suppression des conditions de détachement dans les emplois pour pouvoir y accéder.
- Appliquer la nouvelle réforme de l’encadrement supérieur technique de l’État au versant hospitalier, notamment en ingénieurs en chef, afin de maintenir la mobilité et améliorer l’attractivité et la fidélisation.

