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Axe 2 : penser les filières de formation en santé en accord avec les besoins du terrain 3 septembre 2026

Contexte

Repenser les filières de formation est un chantier structurel en cours mais pose beaucoup de questions. Il implique une évaluation des réformes des études de santé, notamment celles de « l’universitarisation » des études paramédicales. Outre les enjeux universitaires et académiques incontournables, ce chantier devra prendre en compte certains objectifs de santé publique (diversification des lieux de stage notamment), d’équité sociale (diversification des profils des étudiants en santé), de conformité de la formation avec les enjeux rencontrés par les établissements de santé.

Poursuivre la dynamique engagée de développement de l’apprentissage dans les métiers du soin passe par l’ouverture de nouvelles formations à l’apprentissage en centres de formation par l’apprentissage (CFA), une aide financière au recrutement et la reconnaissance de la fonction de maître d’apprentissage.

Les praticiens hospitalo-universitaires forment la clé de voûte du système de formation et seront l’un des facteurs déterminants de la réussite de ce projet mobilisateur. La hausse des capacités de formation ne peut se faire sans répondre à la question centrale de l’attractivité des carrières hospitalo-universitaires, des chefs de clinique aux PU-PH et de leurs effectifs sur le territoire.

Face au vieillissement de la population et au développement des pathologies chroniques, la coordination entre les offreurs de soins sera déterminante. Elle passe par le soutien aux pratiques avancées et l’essor des protocoles de coopération. L’ensemble des formations en santé pourrait également contenir des modules et des temps de formation consacrés à la coopération entre professionnels. Des passerelles entre les formations pourraient ensuite être plus fréquentes, facilitées par le recours à la VAE et un élargissement des systèmes existants.

Nos propositions

  • Le renforcement de la reconnaissance universitaire des formations paramédicales et managériales sans universitarisation organique qui éloignerait les formations du terrain hospitalier et nierait l’expertise des directeurs des soins et cadres formateurs.
  • L’augmentation des effectifs de praticiens et sages-femmes ayant une valence universitaire.
  • La facilitation du recours à la VAE.