Contexte
Les enquêtes sur la qualité de vie au travail des professionnels de santé montrent une fatigue structurelle et un sentiment de perte de sens, particulièrement chez les manageurs de santé soumis à des injonctions multiples, parfois contradictoires. Ainsi, dans un contexte de tensions budgétaires et de difficultés de recrutement, les manageurs de santé ne peuvent pas se permettre de considérer la transition écologique comme une aubaine : elle doit aider à simplifier les organisations, réduire les gaspillages et améliorer le quotidien des équipes.
En effet, la transformation écologique des activités de soins et des organisations :
- redonne une perspective collective mobilisatrice, partagée par les équipes et les usagers ;
- favorise un management plus horizontal, basé sur les projets, la pluridisciplinarité, l’expérimentation et les cobénéfices (soins, environnement, QVT) ;
- renforce la cohérence entre les valeurs de service public, les attentes sociétales et les pratiques quotidiennes.
Nos propositions
Pour le SMPS, la transition écologique doit être un moteur de mobilisation des équipes et donc devenir un axe explicite de la qualité de vie au travail et de l’attractivité des emplois et des carrières des manageurs de santé. Cette démarche passe à la fois par l’accompagnement des transformations (formation, coaching, appui méthodologique) et la reconnaissance statutaire et financière des responsabilités assumées dans ce domaine.
À cette fin, le SMPS propose :
- de s’appuyer davantage, dans chaque établissement, sur les ressources externes et facilement mobilisables ;
- de faire de la transition écologique un thème obligatoire du dialogue social, en l’articulant avec les sujets de conditions de travail, de pénibilité, de prévention des risques professionnels et de gestion des fins de carrière dans des environnements climatiques plus contraints.
Pour autant, l’appropriation par les professionnels du grand nombre d’outils, de sources et de référentiels est un préalable indispensable. Les formations devraient être aussi plus denses, notamment pour les professionnels paramédicaux et médicaux. De plus, s’il est nécessaire de continuer de développer des outils (par exemple ceux d’analyses de cycle de vie), il n’existe pas assez d’indicateurs partagés et de données agrégées au niveau national.

