Contexte
La politique d’investissement des hôpitaux et établissements médico-sociaux souffre enfin de trop d’à-coups. Sa cohérence territoriale et la prise en compte de l’évolution prospective des par cours, des prises en charge, de l’environnement et des technologies doivent être améliorées.
Le premier mal dont souffre la politique d’investissement, ce sont les grands plans. Tout le monde le sait, le SMPS le dit. L’investissement doit être continu et non pas cyclique, la maintenance préventive et curative doit être privilégiée sur les grandes opérations pour garantir un état du bâti et son adaptation au fil des besoins.
Le deuxième mal, c’est l’absence de repères. Une publication régulière de référentiels organisationnels chiffrés dans les principaux domaines d’activité des établissements, sur le modèle du référentiel de dimensionnement capacitaire de feu le Conseil scientifique de l’Investissement en santé permet d’encadrer intelligemment une opération. Le lien primordial entre projections démographiques, vieillissement et capacitaire doit également être la matrice de toute opération.
Le troisième mal est un tour de table insuffisant. Un équipement hospitalier, un EHPAD, sont des investissements majeurs sur un territoire. Qu’ils soient bridés par des ressources insuffisantes ou parce que toutes les collectivités concernées n’ont pas été mises autour de la table est incompréhensible. Tout comme le fait que les utilisateurs ne soient pas associés à l’élaboration, écartant l’expertise médicale et soignante de la conception des opérations.
Nos propositions
Des États généraux de l’investissement hospitalier et médico-social, avec pour objectif l’élaboration d’une politique d’investissement pérenne et soutenable adaptée aux enjeux environnementaux, démographiques et de santé publique pour les EPS et les ESMS.

