Dans une lettre ouverte adressée à la DGOS, au CNG et à la direction de l’EHESP, les élèves directrices et directeurs des soins de la promotion Robert Badinter rappellent une promesse institutionnelle majeure, pourtant restée lettre morte depuis plus d’un an.
Lors de la commission des statuts du Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière du 2 juin 2025, la DGOS avait officiellement annoncé l’obtention d’un arbitrage interministériel favorable à la création d’une indemnité de maintien de rémunération pour les élèves directrices et directeurs des soins.
Cette mesure, saluée à l’époque comme un signal fort, devait corriger un décalage indemnitaire manifeste et sécuriser les parcours de professionnels qui font le choix de l’engagement et de la mobilité pour se former aux responsabilités stratégiques de direction.
Plus de douze mois après cette annonce, la déception est à la hauteur de l’attente. L’enlisement administratif et le renvoi de responsabilité entre les différentes institutions (DGOS, CNG et EHESP) suscitent une incompréhension légitime au sein des promotions en formation.
À l’heure où le système de santé fait face à des défis majeurs de management, de transformation des organisations et de fidélisation des équipes, les directrices et directeurs des soins sont des pivots indispensables de la gouvernance hospitalière.
Priver les élèves directrices et directeurs d’une juste reconnaissance financière durant leur scolarité, c’est envoyer un signal de fragilisation à l’ensemble d’une filière pourtant indispensable à la qualité et à la sécurité des soins. Investir dans l’attractivité de leur formation est un choix stratégique pour l’avenir de l’hôpital public.
Fidèle à ses valeurs de responsabilité et de dialogue social constructif, le SMPS demande instamment à la DGOS, au CNG et à l’EHESP de sortir de cette impasse et d’accorder leurs calendriers.
Le SMPS appelle à la tenue rapide d’une table ronde ou d’un dialogue commun afin de clarifier le calendrier de mise en œuvre de cette indemnité de maintien de rémunération et de garantir une traduction réglementaire concrète et rétroactive pour les promotions actuellement pénalisées.
Le SMPS restera aux côtés des élèves directrices et directeurs des soins de la promotion Robert Badinter pour que les engagements de l’État se transforment enfin en actes.


