Le gouvernement a décidé mardi 23 juin d’activer le niveau 2 du plan ORSAN.Cette décision doit renforcer la régulation médicale, permettre la mobilisation des personnels nécessaires au fonctionnement de l’hôpital et assurer une meilleure coordination entre les structures sanitaires et médico-sociales. Elle peut également conduire à des déprogrammations lorsque la situation l’exige.
Les hôpitaux et les structures médico-sociales se trouvent donc, une nouvelle fois, en première ligne. Beaucoup ont déjà activé leurs plans blancs ou bleus. Les professionnels, eux, tiennent malgré la chaleur, la fatigue et le surcroît d’activité. Comme dans les crises précédentes, les manageurs de santé sont en première ligne du pilotage et des transformations d’organisations pour protéger les patients et les professionnels.
Le SMPS salue la mobilisation de l’ensemble des agentes et agents de la fonction publique hospitalière et des collègues. Dans les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, chacune et chacun répond présent pour assurer les soins, accompagner les patients, résidents, et les personnes vulnérables, soutenir les équipes et maintenir le service public. Le SMPS leur adresse sa plus profonde reconnaissance.
Le Premier ministre a indiqué que la priorité était que « l’hôpital tienne ». Il a également évoqué la nécessité d’un « plan d’endurance » pour l’hôpital. Ces propos rejoignent ce que les établissements vivent déjà. Les vagues de chaleur se répètent. Elles pèseront de plus en plus fortement sur les prises en charge, les bâtiments, les organisations et les conditions de travail.
Beaucoup d’établissements ont mis en place un plan « fortes chaleurs ». Certains engagent des travaux de rénovation énergétique, adaptent leurs organisations, travaillent sur les consommations, les achats, les déchets ou les soins écoresponsables. D’autres font au mieux avec des moyens trop limités, dans des bâtiments parfois anciens et peu adaptés aux épisodes climatiques extrêmes.
C’est aussi le sens du travail engagé par le SMPS sur la transition écologique. Ce sujet ne peut être traité comme une contrainte supplémentaire imposée à des établissements déjà sous tension. Il suppose de former les professionnels, d’outiller les manageurs, de désigner des référents ou des cellules dédiées, de soutenir les soins écoresponsables et d’intégrer l’adaptation au climat dans les projets immobiliers.
Le SMPS défend également une approche rigoureuse des investissements. Un bâtiment, un achat ou une organisation ne peuvent plus être appréciés uniquement à court terme. Il faut raisonner en coût complet, en tenant compte de l’énergie, des conditions de travail, de la continuité d’activité et de la qualité des prises en charge. Les établissements de la FPH doivent être soutenus en ce sens dans l’analyse du soutien aux projets d’investissements.
Cet engagement s’inscrit dans la durée. Depuis janvier 2026, le SMPS a adhéré au Shift Club du Shift Project afin de contribuer aux réflexions sur la transition écologique et énergétique, et d’y faire entendre la voix des manageurs de santé.
La canicule rappelle l’urgence d’un soutien structurel pour adapter les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux au changement climatique.
