Des fonctions plus larges, plus exposées, plus exigeantes
La territorialisation a aussi profondément modifié l’exercice des fonctions. Avec les GHT, les directions communes, les coopérations et, dans certains cas, des organisations multisites, beaucoup d’AAH travaillent dans un cadre plus éclaté et plus exigeant. Cela veut dire davantage de coordination, davantage de temps consacré à articuler plusieurs logiques d’établissement, davantage de complexité dans les circuits de décision, et souvent une disponibilité accrue pour maintenir de la cohérence dans des organisations plus dispersées. Cette réalité fait désormais partie du quotidien du métier.
Le management occupe lui aussi une place croissante. Beaucoup d’AAH encadrent des équipes pluridisciplinaires, organisent le travail, accompagnent les agents, gèrent les tensions, soutiennent les collectifs dans des périodes de réorganisation ou de fragilité. Cette dimension managériale ne peut plus être regardée comme secondaire. Elle est au cœur de l’exercice professionnel dans de nombreux postes. Pourtant, elle reste encore trop peu visible dans la manière dont le métier est parfois perçu.
Dans les petites et moyennes structures, une autre difficulté revient régulièrement : l’isolement. Certains collègues exercent sur des périmètres larges, avec peu de relais, peu d’appui et une forte exposition. Cela change beaucoup de choses dans la manière de travailler, dans la charge portée au quotidien et dans la fatigue qui peut s’installer. Là encore, les fonctions réelles sont plus exigeantes que l’image qui en est parfois donnée.
Au fond, c’est sans doute là que se situe le sujet de départ. Le métier s’est transformé plus vite que la manière dont il est encore regardé. Les AAH ont accompagné les réformes, les réorganisations, l’élargissement des périmètres, la montée des exigences réglementaires et les tensions de fonctionnement. Ils l’ont fait avec professionnalisme. Mais cet élargissement continu des responsabilités ne peut pas être traité comme allant de soi.
Le SMPS souhaite partir de cette réalité concrète. Avant de parler rémunération, carrière ou attractivité dans nos prochaines communications, il faut regarder ce que les fonctions sont devenues aujourd’hui : elles sont plus larges, plus denses, plus exposées, plus exigeantes aussi. C’est à partir de là que la suite de la séquence prend son sens.
C’est aussi dans cette logique que le SMPS met en avant plusieurs sujets touchant directement à l’exercice quotidien : un meilleur accompagnement des collègues, une gestion des compétences plus solide pour la filière administrative, une prise en compte réelle de la territorialisation des missions et une attention plus forte à la charge concrète que représente aujourd’hui l’exercice de ces fonctions.
Cette première séquence de communication électorale vise simplement à repartir du réel. D’un grade d’attaché d’administration hospitalière qui a pris de l’ampleur. D’un engagement qui s’est renforcé. Et d’une réalité de travail qui mérite d’être regardée telle qu’elle est.
La semaine prochaine, la séquence portera sur un autre sujet très concret : la reconnaissance des responsabilités exercées, avec la question de la rémunération, de la NBI et du régime indemnitaire.
