Etablissements dont la situation est jugée difficile

Le snch réagit à la campagne que mènent certains syndicats à propos de la liste des postes jugés difficiles

Pour le snch, il est plus que temps de moderniser la fonction publique.

Pour le snch, il est plus que temps de reconnaître la spécificité des fonctions de dirigeant.

Pour le snch, cette prime est d’abord une nécessité pour les établissements concernés.

Le snch dénonce une démagogie d’un autre âge.

Un arrêté du 30 juillet étend le champ des établissements hospitaliers dont les personnels de direction sont susceptibles de bénéficier d’une prime de sujétion en raison du caractère particulièrement difficile de l’établissement.

Le snch rappelle avant toute chose qu’il a porté ce nouveau dispositif dans le cadre du statut des directeurs d’hôpital de 2005. Un dispositif similaire a été créé pour les praticiens hospitaliers depuis plusieurs années.

Il s’agit de renforcer l’attractivité de certains postes de direction et de favoriser le recrutement de chefs d’établissements et d’adjoints dans des établissements particulièrement difficiles.

Le snch rappelle enfin que l’octroi de cette prime est lié à un engagement du directeur d’hôpital de demeurer pendant 5 ans dans cette fonction.

Pour le snch, il est plus que temps de moderniser la fonction publique.

Le snch se félicite que le dispositif de primes pour établissements difficiles rompe avec la fiction selon laquelle tous les postes sont équivalents.

Pour le snch, il est urgent de faire rentrer la fonction publique dans le 21ème siècle.

A ce titre, il est temps de penser des incitatifs forts pour ceux qui prennent des risques et qui s’engagent pour faire bouger les lignes à l’hôpital. Le changement à l’hôpital en dépend.

Pour le snch, la prime qui fait polémique n’est que l’amorce de cette évolution.

A cet égard, le snch salue l’engagement d’une concertation en septembre au ministère de la santé sur le caractère variable des rémunérations. Le snch y défendra ses positions rappelées lors de son congrès de Lyon en juin dernier.

Pour le snch, il est plus que temps de reconnaître la spécificité des fonctions de dirigeant.

Le débat autour de cette indemnité traduit une hypocrisie qui pourrait se révéler pernicieuse. Il s’agit en effet, en demandant l’élargissement de celle-ci à tous les personnels de nier la spécificité de la responsabilité de la fonction de direction : son isolement, ses risques, sa responsabilité juridique personnelle.

Selon une telle logique, la fonction publique serait le seul univers dépourvu de dirigeants reconnus pour les responsabilités qu’ils exercent.

Il convient au contraire d’assumer une fonction publique véritablement managériale, en capacité de reconnaître ses professionnels à tous les niveaux.

Pour le snch, cette prime est d’abord une nécessité pour les établissements concernés.

Sans équipe de direction dynamisante, il n’y a pas d’avenir pour ces établissements.

L’équipe de direction porte les projets de l’établissement au plan régional voire national. Le chef d’établissement et son équipe sont responsables de l’avenir de l’établissement et de ses professionnels.

De surcroît, cette prime est gage de stabilité des personnels de direction dans des établissements où les vacances de postes s’avèrent fréquentes.

Le snch n’adhérera jamais à une vision sclérosée et immobiliste de l’hôpital public.

 

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