Renvoi d'un directeur en cour d'appel par la cour de cassation

Les directeurs boucs émissaires des incohérences de la politique sanitaire

Le 25 mars 2009 la cour d'appel de Riom relaxait l’ancien directeur du CH d’Ambert, accusé d’avoir surpayé des gardes et astreintes afin de pouvoir recruter des médecins dans son établissement.

Le 19 mai 2010, la cour de cassation a cassé cet arrêt et renvoyé le collègue vers la cour d’appel de Lyon.

Le snch exprime sa solidarité envers ce directeur

La cour d’appel de Riom avait jugé que ce collègue avait agi dans le seul intérêt du service public, sans causer de préjudice à son hôpital.

Le snch partage ce point de vue et estime qu’il a servi la santé de ses concitoyens.

Les directeurs ne devraient pas payer pour les incohérences des politiques sanitaires

L’ancien directeur du CH d’Ambert est poursuivi pour avoir voulu faire fonctionner son hôpital malgré des politiques nationales de formation, de répartition et de rémunération des médecins qui ne permettent pas d’assurer une présence suffisante de praticiens hospitaliers sur tout le territoire.

Cette affaire douloureuse montre une fois de plus que les directeurs assument seuls les incohérences du système de santé.

Ils portent une responsabilité démesurée par rapport à leur pouvoir réel de décision.

Le snch demande que les responsabilités des directeurs soient reconnues par les pouvoirs publics

 

En charge du dossier :

André Renaud

Tél : 01 40 27 52 58

 

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Paris le 06 septembre 2010

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