Le snch inquiet de la faible prise en compte des établissements.
Le snch se félicite du lancement d’un 3ème plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer qui constitue un problème de santé publique majeur.
Il s’inquiète néanmoins de la faible présence des établissements aussi bien dans le discours du président de la République le 21 septembre que dans la composition des commissions chargées d’élaborer ce plan.
Ce plan est en effet centré sur la recherche médicale et sur le parcours du patient, du diagnostic initial aux premiers signes de la dépendance. Les premières orientations du plan éludent, en l’état actuel des choses, le problème majeur que constituent l’orientation et la prise en charge en institutions des patients lourdement atteints par la maladie.
Les établissements aujourd’hui confrontés à des questions sans réponse…
Le snch rappelle que l’augmentation continue du nombre de patients atteints soulève dans les EHPAD des questions éthiques, juridiques et financières aujourd’hui toujours sans réponse :
• Sur quelle base juridique reposent les mesures privatives de liberté nécessitées par la prise en charge des patients ? Le snch demande que ce flou juridique soit enfin levé.
• Comment financer pour les établissements le coût des traitements médicamenteux de plus en plus coûteux ? Pour le snch, ce volet doit impérativement intégrer le plan national.
• Quel projet de vie la collectivité nationale souhaite-t-elle donner à ces patients ?
C’est toute la filière gériatrique qui risque d’être paralysée si ces questions ne sont pas sérieusement abordées.
Les directeurs d’établissements médico-sociaux absents des commissions constituées !
Le snch ne préjuge pas des propositions qui seront faites par les commissions.
Mais il regrette d’ores et déjà qu’aucun directeur d’établissement médico-social n’ait été sollicité pour exposer concrètement les difficultés de la prise en charge.
Ces difficultés représentent certainement la part la plus concrète et la plus urgente à traiter du problème, y compris pour les patients et leur famille dans leur recherche d’un lieu d’hébergement.
Le snch demande que la prise en charge en établissements fasse l’objet d’une réflexion approfondie par la consultation de gestionnaires d’EHPAD, de coordonateurs de SSR gériatriques et de spécialistes du droit social.
Pour le snch, la prise en charge en établissements doit occuper toute la place qu’elle mérite.