Maltraitance des personnes fragiles

Les solutions existent, quand les appliquera-t-on ?

 Le scandale du centre pour handicapés d’Ermenonville, qui succède à celui de l’EHPAD de Bayonne, soulève une fois de plus la question de la maltraitance sur les personnes fragiles.

Le snch dit haut et fort qu’il n’y a pas de fatalité en la matière. Les solutions existent. Les pouvoirs publics doivent les mettre en œuvre.

Les solutions contre la maltraitance institutionnelle existent

Le snch les a énoncées dans son document « Soyons ambitieux ! ». Elles sont au nombre de trois :

1)   Mettre enfin en œuvre la certification des établissements

La certification des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux n’a toujours pas commencé, alors que les hôpitaux en sont déjà à leur deuxième visite d’accréditation et que les modalités de la troisième sont en cours de préparation.

2)   Encourager le regroupement des établissements

La maltraitance est plus fréquente dans les petites structures, où l’encadrement est très réduit. Un processus de regroupement des établissements doit être encouragé.

3)   Permettre au secteur public de se développer

Tandis que les EHPAD privés se multiplient et que les établissements publics sont très minoritaires dans le secteur du handicap, le secteur public est privé des moyens de son développement.
Seule une offre d’accueil suffisamment importante et diversifiée peut offrir un véritable choix aux personnes fragiles et éviter qu’elles échouent dans des établissements de piètre qualité.

Le snch a alerté les pouvoirs publics. Il leur demande d’agir

Dès leur entrée en fonction, le snch a rencontré Madame Berra, en charge des aînés, et le cabinet de Madame Morano, en charge des handicapés. Il leur a transmis ses propositions pour prévenir la maltraitance institutionnelle.

Il a également mis en garde le cabinet de Madame Bachelot contre le danger d’une ouverture au privé, des postes de directeur d’établissement sanitaire social et médico-social. Cela augmentera le nombre de directeurs et donnera ainsi aux présidents des conseils d’administration des petites structures, les moyens de continuer à refuser leur regroupement.

Il faut prévenir la maltraitance au lieu d’attendre qu’elle ait lieu pour la sanctionner.

Le snch demande que l’indignation sans suite laisse place à l’action et à la prévention

 

Personne en charge du dossier :

Délégation nationale

Tél : 01 40 27 52 21

 

Tous les communiqués de presse

  • Envoyer à un ami
  • Ecrire à la rédaction

Haut de page

Plan du site | Contact | Moteur de Recherche | Crédits & Copyright | Mentions légales