Ce lundi, le snch a écrit à la ministre pour l’alerter sur les conditions d'application de la loi HPST. Il considère que la réforme est mise en péril du fait d’une mise en œuvre mal priorisée et mal accompagnée. Cela suscite un malaise grandissant chez les personnels de santé.
Plusieurs phénomènes convergents expliquent cette situation :
- Dans certaines régions, l’installation des Agences Régionales de Santé se déroule dans de mauvaises conditions et suscite un vif mécontentement et une perte de sens,
- Les directeurs d’établissements se plaignent du manque de reconnaissance de leur action, malgré les promesses du ministère et l'augmentation de leurs responsabilités,
- Les conditions de financement des établissements en 2010 sont exceptionnellement insatisfaisantes. Il n'est pas possible de gérer efficacement quand les données budgétaires sont communiquées au second semestre,
- Le retard dans la sortie des décrets régissant le personnel médical est préjudiciable aux recrutements, alors que les déserts médicaux ne cessent de s'étendre,
- L’Institut du Management n’arrive pas à s’imposer au sein de l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique, alors qu'il est un des éléments clef pour inculquer l'esprit de la réforme aux nouveaux professionnels,
- Le rapport de Singly et le protocole du 2 février 2010 ont créé un espoir chez les cadres. Aujourd’hui, l’amertume grandit en constatant que les engagements contenus dans ces textes restent lettre morte.
Le snch demande des actes politiques forts de nature à remotiver les personnels de santé.