Le snch prend acte de la volonté du président de la République de faire bouger l’hôpital mais il jugera sur les actes.
Dans son projet Réagir de novembre 2006 puis lors du discours de Philippe EL SAÏR à l’occasion du congrès de Lyon de juin 2007, le snch n’a eu de cesse de rappeler que l’avenir de l’hôpital public exigeait des décisions politiques courageuses.
Lors de la campagne présidentielle, le snch est intervenu auprès des candidats et de leurs responsables santé pour leur faire prendre conscience que la situation appelle des décisions rapides. Pour le snch, l’hôpital public n’a pas cinq ans à perdre.
A cet égard, le discours consacré spécifiquement à l’hôpital par le président de la République manifeste une volonté politique inédite au plus haut niveau de l’Etat.
Le snch prend acte de la volonté de faire bouger l’hôpital.
La volonté de donner plus d’autonomie à l’hôpital, l’extension de la T2A aux soins de suite et à la psychiatrie qui est une urgence absolue, l’affirmation de la contractualisation comme outil de management sont autant d’éléments positifs.
L’identification d’un pilote dans l’avion, et un seul, qui est le directeur constitue un élément de clarification essentiel et préalable à toute la réforme.
De même, le développement de l’intéressement individuel et collectif pour tous les acteurs de l’hôpital tombe sous le sens.
Mais le snch jugera sur les actes et sur la cohérence globale de la réforme.
L’histoire hospitalière est riche de « grandes réformes » qui ont parfois accouché d’une souris.
L’écart entre la volonté de la nouvelle gouvernance de renforcer le pilotage de l’hôpital et le résultat finalement obtenu (maintien des services, absence de prééminence de l’avis du conseil exécutif dans les nominations, part complémentaire variable des chirurgiens inaboutie etc.) incite à la plus grande prudence…
Seule la déclinaison concrète des orientations du président de la République permettra au snch de se prononcer.
Cette déclinaison exigera beaucoup de courage politique. Sera-t-il au rendez-vous ?
L’épilogue qui sera réservé au conflit des internes sera éclairant à cet égard.
Le snch n’acceptera pas que les directeurs d’hôpital soient la variable d’ajustement d’un hôpital immobile.
Pour le snch, toute réflexion sur le recrutement du corps des directeurs d’hôpital doit résulter d’une clarification préalable et véritable du pilotage de l’hôpital.
Elle ne saurait être le point d’entrée ou même la seule traduction de la réforme face à des lobbies que les pouvoirs publics, in fine, refuseraient d’affronter.
Le snch n’acceptera pas une responsabilisation toujours plus grande du directeur alors que celui-ci demeurerait, de négociations en compromissions, de protocoles en textes réglementaires byzantins, dépourvu des prérogatives qui en sont la contrepartie.
Pour le snch, la réforme de l’hôpital doit être globale ou ne sera pas !
Personne chargée du dossier :
Philippe EL SAIR
01-42-34-81-01
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Suite au discours du Président à Bordeaux le 16 octobre, les syndicats réagissent. L'APM s'en fait l'écho. Pour lire les réactions :