le smps ne lâche rien
A l’occasion du CSFPH du 9 décembre 2011, le smps a fait part de son vif mécontentement vis à vis d’un ministère qui fait la sourde oreille à ses revendications et qui introduit des dispositions scélérates.
Des dispositions inutiles voir contreproductives
Le projet de texte modifiant le décret 2005-922 sur les emplois fonctionnels (EF) avait fait l’objet d’une négociation de dix-huit mois avant la signature du protocole du 29 juillet 2011.
Il n’avait jamais été proposé que la nomination sur les emplois fonctionnels soit limitée à 2 mandats de 4 ans.
En découvrant cette disposition lors de la réunion du 30 novembre le smps avait dénoncé son inutilité et son caractère contre productif :
- inutile puisque par principe les EF sont révocables à tout moment dans l’intérêt du service
- contre productif car un EF perd son autorité et son intérêt à agir la dernière voir l’avant dernière année de son 2ème mandat.
Le smps a demandé à revenir à la version du décret de 2005.
Une absence de volonté de reconnaître la fonction de DGA
Le classement des DGA en deux groupes dont l’un ne donne pas accès à la HEBbis a été dénoncé par le smps en temps utile. C’est une disposition inique et absurde :
- Inique car elle crée une hiérarchie alors que la fonction est la même qu’elle que soit la taille de l’établissement
- Absurde car le coût est marginal pour les établissements
En s’élevant à nouveau contre cette disposition le smps a signifié clairement que le ministère a perdu une occasion de faire preuve de bon sens.
L’ancienneté comme vertu pour accéder aux emplois supérieurs, comme au bon vieux temps de l’administration du personnel
Le ministère a introduit en catimini une règle de huit ans minimum pour accéder à un emploi fonctionnel sans autre justification que celle de s’aligner sur les autres fonctions publiques et sur l’opportunité pour le ministère de se donner des règles de gestion des emplois fonctionnels.
Alors que la mission Fourcade demande de recruter plus de contractuels sur les hauts postes de chefs d’établissements le ministère fait preuve d’une vision obscurantiste du management des cadres de direction.
Le smps a demandé la suppression de cette règle.
Logement par nécessité absolue de fonction, une lueur d’espoir pour les directeurs des soins ?
La prolongation des mesures transitoires portant à 3 ans la période pour se conformer au texte sur les logements de fonction est un moindre mal dans la mesure où elle traduit la prise en compte par le ministère de toute la complexité du dossier.
En revanche, le maintien des règles existantes ne prend pas en compte l’évolution de nos établissements. Le smps a réaffirmé sa volonté de voir étendue aux directeurs des soins, la notion de logement par nécessité absolue de service sans quota minimum de jours de garde.
Le smps ne lâche rien, le smps défend les directeurs
En charge du dossier :
Délégation nationale
Tél : 01 40 27 52 21
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Paris, le 13 décembre 2011