Le snch averti qu'il ne signera pas un protocole qui humilie les directeurs.
PARIS, 21 janvier 2008 (APM) - Le Syndicat national des cadres hospitaliers (SNCH) ne signera pas un protocole d'accord qui "humilie" les directeurs, a prévenu lundi son président Philippe El Saïr, interrogé par l'APM à la veille d'une nouvelle séance de concertation avec le ministère de la santé.
Cette troisième séance a pour but de régler la question des 23 millions d'heures supplémentaires accumulées par le personnel non médical des hôpitaux et des 2,6 millions de jours stockés dans les comptes épargne temps (CET) des personnels d'encadrement et des directeurs.
Les directeurs et les autres membres du personnel d'encadrement des hôpitaux sont concernés uniquement par la question des jours stockés dans les CET, les heures supplémentaires ne leur étant juridiquement pas reconnues, rappelle Philippe El Saïr.
Mais il juge que le dispositif qui sera trouvé pourrait s'inspirer de l'accord passé avec les praticiens hospitaliers prévoyant un tarif unique de 300 euros bruts par jour reflétant "la médiane de rémunération" des PH.
"Cet accord est assez raisonnable et équilibré", commente Philippe El Saïr.
Il ajoute qu'il refusera catégoriquement un paiement s'alignant sur les tarifs fixés pour les fonctionnaires d'Etat et les fonctionnaires territoriaux avec notamment un montant de 125 euros bruts par jour pour ceux de la catégorie A.
"Je ne pourrai pas accepter un montant qui représente moins de la moitié de ce qui a été accordé aux médecins", prévient Philippe El Saïr."J
"Je veux de l'équité, pas d'un accord qui humilie les directeurs. Il n'y a pas deux mondes à l'hôpital avec un monde médical d'un côté et un secteur paramédical de l'autre. Il faut forcément une connexion entre les deux négociations", affirme-t-il.
Personne chargée du dossier
Philippe El Saïr
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