que faut-il en penser ?
La presse s’est largement faite l’écho de l’accord-cadre signé entre le ministre de la Santé et des organisations syndicales de praticiens hospitaliers pour le règlement du dossier du compte-épargne temps. Il commençait à y avoir péril en la demeure, au moins sur le plan politique à quelques mois des élections présidentielles et législatives, et le dossier apparaissait de plus en plus comme la « patate chaude » que chaque ministre se transmet à chaque changement.
Le smps se réjouit à priori de la sortie de l’impasse car la situation risquait de devenir critique pour le fonctionnement des établissements de santé. Mais quelques commentaires sont nécessaires :
Les médecins, oui mais les autres ?
Certes les médecins constituent dans les établissements de santé et en particulier dans les hôpitaux la main d’œuvre indispensable à la poursuite de l’activité. Pas de médecins présents et c’est toute l’activité qui est compromise, avec le risque pour les populations et le tarissement du financement dans le cadre de la T2A. Peut-on cependant continuer à ignorer le reste du personnel, et notamment les cadres et directeurs, sans lesquels aucune organisation ne peut fonctionner ?
Le smps dit non. Les effets de communication du ministre donnent l’impression au grand public que le problème est définitivement résolu (ce qui est loin d’être le cas) et occultent la réalité vécue par la majorité des personnels non médicaux.
Où en est-on sur la parution du décret sur le CET, promise depuis des mois ? Comment va-t-on traiter la question des droits acquis avant 2012 ? Y’aura-t-il des dispositions transitoires ?
Silence radio du côté des pouvoirs publics… ce n’est plus admissible.
Le smps a été invité à participer à une réunion du comité de suivi du protocole sur les corps de direction lundi prochain à 10H00 ; il profitera de cette occasion pour rappeler à la DGOS la nécessité de traiter définitivement ce problème du CET pour les manageurs de santé.
Qui va régler l’addition ?
Selon les dernières informations diffusées par le ministère, aucune enveloppe supplémentaire ne serait attribuée pour apurer la dette vis-à-vis des médecins. Autant dire que l’addition sera réglée comme d’habitude par les établissements.
L’histoire se répète : l’État se pare de mesures généreuses pour le personnel et laisse le soin aux directions des établissements de payer la note… quitte à dénoncer après coup la mauvaise gestion du personnel et son coût faramineux !
Assez d’hypocrisie !
Le CET est un droit. C’est une dette de la collectivité à l’égard de chaque professionnel de santé, une dette que l’État a produite de fait par la mise en place d’un système inadapté à la réalité de nos établissements.
Si l’État n’est plus en mesure d’assumer une situation qu’il a lui-même créée, il ne doit pas se décharger sur les établissements de santé mais doit prendre toutes ses responsabilités.
Le smps demande que les manageurs de santé puissent aussi bénéficier des mêmes avancées que les praticiens hospitaliers
Le smps défend les manageurs de santé
En charge du dossier :
Délégation nationale
Tél : 01 40 27 52 21
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Paris, le 27 janvier 2012