A quoi joue-t-on ?
De très nombreux chefs d'établissements, exerçant dans des régions diverses, ont reçu de leur ARS des consignes de limitation de l'activité hospitalière.
Le même discours ayant été délivré sur l'ensemble du territoire, ou peu s'en faut, dans une période assez homogène, tout laisse à penser que les ARS ont simplement répercuté une consigne qu'elles avaient reçue.
Une consigne quadruplement inacceptable
Une limitation des objectifs quantifiés de l'offre de soins (OQOS) hospitaliers avait été évoquée en début d'année. Face à l'inquiétude des professionnels, le ministre de la Santé avait lui-même annoncé qu'il n'en était pas question. La consigne actuellement diffusée auprès des hôpitaux va à l'encontre de la parole ministérielle.
La méthode choisie pour la transmettre, uniquement de façon orale, sans affichage officiel, est détestable par sa forme. Les pouvoirs publics doivent assumer leurs responsabilités. Le double langage n'est pas acceptable.
Compte tenu de la forte baisse de valeur des actes en 2011, le développement de l'activité est la seule voie offerte aux établissements pour respecter l'injonction - officielle celle-ci - de maintien ou de retour à l'équilibre financier. La demande de limitation de l'activité s'oppose donc aux objectifs affichés par le gouvernement.
En 2011 comme en 2010, les hôpitaux publics vont respecter l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (ONDAM). Le ministère s'en félicite. Dès lors la demande qui leur ait faite n'a aucune légitimité. Elle n'est qu'un cadeau fait à un secteur privé en déclin, qui pleure sur les parts de marché que conquiert le service public.
Assez d'injonctions contradictoires !
L'enquête du smps a montré l'exaspération des cadres et des directeurs face aux injonctions contradictoires. Ce message doit être entendu par les pouvoirs publics.
S'il est question de revenir sur les engagements pris par le ministre Santé en début d'année, alors il faut avoir le courage de l'annoncer officiellement. Et il faut accepter un retour aux déficits hospitaliers.
Le smps défend le service public de santé
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Paris, le 27 septembre 2011