| SUJET : HOPITAL
DIRECTEUR SNCH CONGRES LYON BACHELOT |
| TITRE : Le président du
SNCH demande que les réformes hospitalières soient
poursuivies mais aussi complétées |
(Par l'envoyée spéciale d'APM,
Sabine NEULAT-ISARD)
LYON, 7 juin 2007 (APM) - Le
président du Syndicat national des cadres hospitaliers
(SNCH) Philippe El Saïr a appelé jeudi à une poursuite
des réformes engagées par les hospitaliers tout en
demandant aux pouvoirs publics de les
"compléter".
"Les réformes engagées depuis 2002
doivent être menées à leur terme (...) et ne pas être
déstabilisées", a déclaré Philippe El Saïr, lors du
61ème congrès du SNCH qui se déroule jusqu'à vendredi
soir à Lyon, en évoquant la relance de l'investissement,
la réforme du mode de financement et celle de la
gouvernance.
Mais ces réformes ne sont pas
"suffisantes" pour "sauver" l'hôpital et doivent être
complétées, a-t-il souligné.
Le président du SNCH
a estimé qu'il ne serait pas possible de "stabiliser"
l'hôpital sans remettre la permanence des soins
"debout".
"Dans un système dont le financement
est public, il faut que chaque acteur de santé" -y
compris la médecine libérale et les établissements à but
lucratif- "assume son rôle", a-t-il insisté, en
regrettant que l'hôpital fasse actuellement ce que les
autres "ne veulent pas faire".
L'autre
"impératif" est de permettre une "meilleure répartition
des professionnels de santé sur le territoire".
"Différentes propositions ont été avancées sur ce sujet.
Il faut s'en saisir", a souligné Philippe El
Saïr.
Rappelant par ailleurs que la chirurgie
publique avait "perdu 20 points de parts de marché en 20
ans", le président du SNCH a également appelé à la mise
en oeuvre d'un "plan de sauvetage" dans ce
domaine.
Il a "regretté" à cette occasion le
passage "trop tardif" à une tarification à l'activité
(T2A) à 100% pour le secteur ambulatoire ainsi que le
gel des capacités publiques de soins de suite et de
réadaptation, alors que le secteur privé "accroît
pendant ce temps" sa place dans ce secteur.
"Il
est urgentissime de voir passer le SSR à un financement
à l'activité", a-t-il ajouté avec insistance.
Le
président du SNCH a aussi estimé qu'il devenait "urgent"
de "restaurer l'attractivité du service public",
notamment en termes de rémunération des médecins,
considérant qu'il était "temps de faire converger les
modes de rémunération des médecins libéraux et des
praticiens hospitaliers".
POUR UNE CONCEPTION
RENOVEE DE LA FONCTION CADRE
Après s'être dit
prêt à participer à la concertation ouverte par le
Président de la République sur les missions de
l'hôpital, Philippe El Saïr a estimé qu'il ne pouvait y
avoir de politique "ambitieuse" pour l'hôpital "sans une
reconnaissance forte de ses cadres".
Rappelant
que le SNCH avait refusé de signer le protocole sur la
fonction publique hospitalière d'octobre 2006 car il ne
prévoyait pas la mise en place d'un collège cadre, il a
indiqué que la profession restait toujours en attente
d'une gestion "véritablement moderne" et d'une
conception "rénovée" de la fonction cadre.
Cette
nouvelle conception doit reposer sur un socle "commun" à
toutes les professions d'encadrement se déclinant en
"quatre axes": le remplacement de la notation par
l'évaluation, l'intégration d'une part variable "forte
et ambitieuse" dans le régime indemnitaire, le paiement
des jours de RTT aux cadres qui le souhaitent, et
l'intégration dans le calcul des pensions de retraite de
la part fixe du régime indemnitaire, a expliqué Philippe
El Saïr sous les applaudissements de
l'assemblée.
Il a avancé par la suite les
demandes spécifiques pour différentes catégories: les
directeurs, les cadres soignants, les cadres
administratifs et les cadres techniques.
En ce
qui concerne les directeurs d'hôpitaux, il a demandé la
parution de l'arrêté sur les déménagements et du décret
sur les avantages en nature, soulignant que la situation
devenait "difficilement supportable".
Faisant
allusion aux différentes mises en cause de directeurs,
au plan pénal en particulier, survenues récemment, il a
affirmé que ces responsables "ne sauraient payer pour
tout, à tout propos et pour tout le monde", provoquant
là-aussi les applaudissements de la salle. "Soutenir la
gouvernance, c'est d'abord soutenir ceux qui
l'assument", a-t-il affirmé.
Il a par ailleurs
réitéré son souhait de parvenir à un nouveau statut pour
les directeurs d'établissements sociaux, soulignant que
"des centaines" de ces établissements n'ont actuellement
pas de responsable à leur tête.
Il a regretté que
les cadres soignants aient été "les grands oubliés" de
la réforme de la gouvernance. Il a également fait part
du sentiment "d'injustice" ressenti à l'égard du "sort"
réservé aux adjoints des cadres
hospitaliers.
Dans un message lu par la
Directrice de l'hospitalisation et de l'organisation des
soins (Dhos), Annie Podeur, la ministre de la santé, de
la jeunesse et des sports, Roselyne Bachelot, a fait
part de sa volonté de "consolider" les réformes en cours
dans les hôpitaux et d'"étudier" les dysfonctionnements
qui existent.
La ministre a également fait part
de son intention de poursuivre la réflexion sur la
permanence des soins pour faire en sorte que "tous les
acteurs participent" à cette
permanence".
Reprenant ensuite la teneur de son
discours prononcé mardi à Metz (cf dépêche APM LDKF5005), elle a insisté sur
l'importance de réexaminer les implantations d'activités
hospitalières dans les territoires dans le but
d'améliorer les prises en charge et la qualité des
soins.
san/hm/APM polsan redaction@apmnews.com
HMKF7008
07/06/2007 14:01 ACTU |
Copyright APM - Tous droits réservés.
|