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Envoyé: mercredi 13 juin 2007 10:04
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SUJET : HOPITAL DIRECTEUR SNCH CONGRES LYON BACHELOT
TITRE : Le président du SNCH demande que les réformes hospitalières soient poursuivies mais aussi complétées
(Par l'envoyée spéciale d'APM, Sabine NEULAT-ISARD)

LYON, 7 juin 2007 (APM) - Le président du Syndicat national des cadres hospitaliers (SNCH) Philippe El Saïr a appelé jeudi à une poursuite des réformes engagées par les hospitaliers tout en demandant aux pouvoirs publics de les "compléter".

"Les réformes engagées depuis 2002 doivent être menées à leur terme (...) et ne pas être déstabilisées", a déclaré Philippe El Saïr, lors du 61ème congrès du SNCH qui se déroule jusqu'à vendredi soir à Lyon, en évoquant la relance de l'investissement, la réforme du mode de financement et celle de la gouvernance.

Mais ces réformes ne sont pas "suffisantes" pour "sauver" l'hôpital et doivent être complétées, a-t-il souligné.

Le président du SNCH a estimé qu'il ne serait pas possible de "stabiliser" l'hôpital sans remettre la permanence des soins "debout".

"Dans un système dont le financement est public, il faut que chaque acteur de santé" -y compris la médecine libérale et les établissements à but lucratif- "assume son rôle", a-t-il insisté, en regrettant que l'hôpital fasse actuellement ce que les autres "ne veulent pas faire".

L'autre "impératif" est de permettre une "meilleure répartition des professionnels de santé sur le territoire". "Différentes propositions ont été avancées sur ce sujet. Il faut s'en saisir", a souligné Philippe El Saïr.

Rappelant par ailleurs que la chirurgie publique avait "perdu 20 points de parts de marché en 20 ans", le président du SNCH a également appelé à la mise en oeuvre d'un "plan de sauvetage" dans ce domaine.

Il a "regretté" à cette occasion le passage "trop tardif" à une tarification à l'activité (T2A) à 100% pour le secteur ambulatoire ainsi que le gel des capacités publiques de soins de suite et de réadaptation, alors que le secteur privé "accroît pendant ce temps" sa place dans ce secteur.

"Il est urgentissime de voir passer le SSR à un financement à l'activité", a-t-il ajouté avec insistance.

Le président du SNCH a aussi estimé qu'il devenait "urgent" de "restaurer l'attractivité du service public", notamment en termes de rémunération des médecins, considérant qu'il était "temps de faire converger les modes de rémunération des médecins libéraux et des praticiens hospitaliers".

POUR UNE CONCEPTION RENOVEE DE LA FONCTION CADRE

Après s'être dit prêt à participer à la concertation ouverte par le Président de la République sur les missions de l'hôpital, Philippe El Saïr a estimé qu'il ne pouvait y avoir de politique "ambitieuse" pour l'hôpital "sans une reconnaissance forte de ses cadres".

Rappelant que le SNCH avait refusé de signer le protocole sur la fonction publique hospitalière d'octobre 2006 car il ne prévoyait pas la mise en place d'un collège cadre, il a indiqué que la profession restait toujours en attente d'une gestion "véritablement moderne" et d'une conception "rénovée" de la fonction cadre.

Cette nouvelle conception doit reposer sur un socle "commun" à toutes les professions d'encadrement se déclinant en "quatre axes": le remplacement de la notation par l'évaluation, l'intégration d'une part variable "forte et ambitieuse" dans le régime indemnitaire, le paiement des jours de RTT aux cadres qui le souhaitent, et l'intégration dans le calcul des pensions de retraite de la part fixe du régime indemnitaire, a expliqué Philippe El Saïr sous les applaudissements de l'assemblée.

Il a avancé par la suite les demandes spécifiques pour différentes catégories: les directeurs, les cadres soignants, les cadres administratifs et les cadres techniques.

En ce qui concerne les directeurs d'hôpitaux, il a demandé la parution de l'arrêté sur les déménagements et du décret sur les avantages en nature, soulignant que la situation devenait "difficilement supportable".

Faisant allusion aux différentes mises en cause de directeurs, au plan pénal en particulier, survenues récemment, il a affirmé que ces responsables "ne sauraient payer pour tout, à tout propos et pour tout le monde", provoquant là-aussi les applaudissements de la salle. "Soutenir la gouvernance, c'est d'abord soutenir ceux qui l'assument", a-t-il affirmé.

Il a par ailleurs réitéré son souhait de parvenir à un nouveau statut pour les directeurs d'établissements sociaux, soulignant que "des centaines" de ces établissements n'ont actuellement pas de responsable à leur tête.

Il a regretté que les cadres soignants aient été "les grands oubliés" de la réforme de la gouvernance. Il a également fait part du sentiment "d'injustice" ressenti à l'égard du "sort" réservé aux adjoints des cadres hospitaliers.

Dans un message lu par la Directrice de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos), Annie Podeur, la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports, Roselyne Bachelot, a fait part de sa volonté de "consolider" les réformes en cours dans les hôpitaux et d'"étudier" les dysfonctionnements qui existent.

La ministre a également fait part de son intention de poursuivre la réflexion sur la permanence des soins pour faire en sorte que "tous les acteurs participent" à cette permanence".

Reprenant ensuite la teneur de son discours prononcé mardi à Metz (cf dépêche APM LDKF5005), elle a insisté sur l'importance de réexaminer les implantations d'activités hospitalières dans les territoires dans le but d'améliorer les prises en charge et la qualité des soins.

san/hm/APM polsan
redaction@apmnews.com

HMKF7008 07/06/2007 14:01 ACTU

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